Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 15:00

La magie des nouvelles technologies permet de belles retrouvailles.

 

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Sur la photo jaunie, des visages enfantins fixent avec attention ce que sera demain. Dans les rires retenus des sourires s’épanouissent ; la classe s’est figée l’espace d’un instant pour offrir au souvenir ces mines d’enfants sages que l’image gravera au fond de nos mémoires.

Trente années ont passé…

Les têtes blondes ont blanchi, les ridules esquissent sur les visages les sillons de la vie. Les routes ont bifurqué mais l’histoire est bien là, ancrée au fond des cœurs.

Et lorsque le hasard s’est penché sur la toile pour réveiller hier, de nouveau, dans les yeux se sont mis à briller les mémoires de l’enfance. Des bribes de jeunesse ressurgissent soudain pour illuminer l’ombre du passé englouti. Les distances s’estompent et les liens distendus se resserrent pour ouvrir la voie à de nouveaux voyages sur les flots des souvenirs.

Un navire en partance pour réécrire l’histoire et mêler nos rires à ceux de nos enfants qui prendront le relai pour écrire à leur tour des pages d’amitiés pour la postérité.

Par Parisianne - Publié dans : Textes - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 21:03

Aux amateurs de nouvelles qui passent par ici, voici un concours qui vaut le détour ! Alors n'hésitez pas, envoyez vos textes. Toutes les informations sont ci-dessous et si vous avez des questions, n'hésitez pas, je ferai le nécessaire pour que vous ayez les réponses !

 

 

Article 1 : La bibliothèque de Jugon les lacs, avec le soutien de la mairie de Jugon les Lacs, de la Communauté de Communes Arguenon-Hunaudaye et du Conseil Général des Côtes d'Armor, organise un concours de nouvelles ouvert à tout écrivain de langue française âgé de 18 ans minimum. Les bénévoles de l’association et leur famille, le comité organisateur et leur famille ne sont pas autorisés à participer.

Article 2 : Le sujet est libre. Les nouvelles présentées (une seule par candidat) peuvent avoir été primées ailleurs ou avoir fait l’objet d’une publication. En revanche, elles doivent être libres de droit.

Article 3 : Les nouvelles dactylographiées n’excéderont pas six pages, taille de police 12, interligne double.

Article 4 : Les textes devront être expédiés en six exemplaires agrafés, chaque feuillet – de couleur blanche – étant numéroté. Les candidats désireux de recevoir le palmarès joindront à leur envoi (en dehors de l'enveloppe cachetée) une enveloppe timbrée à leur adresse.

Article 5 : Afin d’assurer l’anonymat, un code composé d’un pseudonyme et de trois chiffres (exemple : CORSAIRE – 786) doit figurer en haut à droite du premier feuillet. Ce code sera reporté sur une enveloppe cachetée, jointe à l’envoi, contenant les nom et prénom du candidat, son adresse postale et son numéro de téléphone, le titre de la nouvelle et le code. Les textes ne devront porter aucun signe distinctif et ne porter aucune signature.

Article 6 : Les manuscrits seront détruits à l’issue du concours. Les nouvelles lauréates, après accord des auteurs, seront publiées sur le site de la ville de Jugon les lacs. A cet effet, les lauréats devront expédier leur texte sous format word au mail suivant : concoursdejugon@laposte.net

Article 7 : Les droits d’inscription sont fixés à 5 euros à régler par chèque à l’ordre de l’association des amis de la bibliothèque de Jugon les lacs. Le chèque sera joint à l’envoi (en dehors de l’enveloppe cachetée).

Article 8 : La date limite d’envoi est fixée au samedi 26 mai 2012, le cachet de la poste faisant foi. Les manuscrits doivent être envoyés par la poste à l’adresse suivante : Madame Michèle Dervault, La Cadiais, 22980 Plélan le Petit.

Article 9 : Le palmarès final sera proclamé au plus tard le 22 septembre 2012. La date de remise aura lieu le samedi 20 octobre 2012. La présence des lauréats est vivement souhaitée. Seuls les lauréats présents ou représentés recevront leur prix. Les lauréats seront hébergés gratuitement. Pour les lauréats étrangers au département des Côtes d’Armor, une participation aux frais de déplacement pourra être accordée, sur présentation de titres de transport ou équivalent. Elle n’excédera pas 150 €.

Article 10 : Remise des prix à Jugon les Lacs, en présence des élus, des membres du jury et des lauréats. La lecture des nouvelles gagnantes sera suivie d'un vin d'honneur et d'un repas pris en commun.

Article 11 : Les récompenses attribuées aux lauréats.

1er Prix - Prix de la Ville de Jugon les lacs: 400 euros
2ème Prix - Prix de la Communauté de Communes Arguenon-Hunaudaye: 300 euros
Prix du Conseil Général des Côtes d’Armor: (réservé aux habitants des Côtes d’Armor) : 200 euros
Coup de cœur du président du jury – Prix du crédit Agricole : 150 euros
Coup de cœur du canton (réservé aux habitants du canton de Jugon les lacs) : 80 euros

Article 12 : Le jury, composé de six membres, est présidé par Alain Emery, nouvelliste. Les décisions prises par ce jury seront sans appel. Vous pouvez obtenir tous les renseignements nécessaires en adressant un mail à l’adresse suivante :
concoursdejugon@laposte.net

Article 13 : Les cinq lauréats ne pourront pas participer l’année suivante.

Article 14 : Le jury se réserve le droit d’annuler le concours et de rembourser les participants s’il juge le nombre de nouvelles insuffisant.

Par Parisianne - Publié dans : Découverte - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mercredi 29 février 2012 3 29 /02 /Fév /2012 20:00

Jeu d'écriture, un thème libre mais il fallait intégrer dans le texte les deux phrases suivantes, extraites d'Au-delà des dunes dont je vous ai parlé dans un précédent article  :

 

Elle grignote des biscuits en écoutant la pluie picorer le gros zinc des gouttières.

A quoi bon se servir des mots, si c’est pour en faire un si piètre usage ?

 

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Soupir et silence

 

L’orage s’éloigne pour aller poursuivre sa course hors de la ville, laissant des langues d’humidité errer dans les rues. Mathieu s’est retrouvé dehors sans avoir le temps de s’en rendre compte. Les dernières gouttes viennent lui piquer le visage sans parvenir à le sortir de ses pensées. Ne surtout pas se retourner, dit son regard fixé sur l’horizon menaçant. S’offrir le plaisir du dédain. Paraître volontaire, inflexible.

Il s’est redressé malgré la pluie, a repoussé d’une main nerveuse une mèche tombée sur ses yeux et tenté d’accélérer. Il aurait voulu marcher d’un pas décidé mais ses jambes s’y refusent. Quelque chose le pousse à espérer mais le retient de regarder en arrière.

Elle va l’appeler, tenter de le retenir. Elle ne le laissera pas partir ainsi. Elle a besoin de lui. Il sent sa présence muette dans son dos. Il la devine appuyée à la fenêtre. Il pourrait, sans la regarder, peindre sa silhouette finement dessinée par sa robe rouge, sa chevelure mordorée qui accroche la lumière, sa peau transparente qui lui donne un air fragile, son regard d’un bleu si profond qu’il s’y est enfoui dès leur première rencontre. Il l’imagine penchée pour voir la rue et une toile se dessine dans sa tête. L’encadrement de la fenêtre devient un cadre sombre qui enferme l’image de son bonheur. Mais le châssis est ouvert… rien n’est encore perdu. Son nom résonnera bientôt dans la rue déserte, « Mathieu » prononcé assez fort pour qu’il l’entende, avec juste ce qu’il faut de trémolo et de fermeté dans la voix. Il reviendra sur ses pas, il nouera le dialogue, il resserrera les liens distendus.

Il faut qu’il échappe à cette rue qui le retient encore, il ne peut se permettre de prendre une direction qui n’est pas la sienne sous peine de trahir son attente. Il ralentit dans un dernier espoir. Le silence, lourd, le nargue une fois encore. Une première note le rattrape et vient se briser sur la chaussée mouillée. Il faut qu’il tourne cette page dissonante, il n’y a pas de chœur à une voix.

 

 

L’atmosphère est lourde malgré l’orage qui vient d’éclater. Lucie chasse ce souvenir d’un large geste de la main, comme elle le ferait d’une mouche folle. Elle n’aime pas cette chaleur qui l’écrase, elle a besoin d’air, d’espace, de liberté. Elle vit dans la couleur, son ciel doit rester bleu. Elle n’accepte ni grondement ni colère, elle trouve sa lumière dans le silence.

Elle finit par ouvrir la fenêtre, appuie sa tête à la vitre fraîche. Elle grignote des biscuits en écoutant la pluie picorer le gros zinc des gouttières. Le rythme des gouttes trotte dans sa tête, fait naître une petite musique. Ses doigts courent sur le carreau.

Elle se dirige vers le piano. La musique s’élève, investit l’espace, pousse la touffeur, chasse la noirceur avant de se jeter dans la rue. Les notes cristallines se nichent dans le silence, se moquent des mots aigres, des rancœurs crachées. Lucie, les yeux fermés, savoure. Une dernière mesure. Le temps s’arrête. Elle laisse ses mains caresser l’air alors que le piano exhale son dernier souffle. La colère de Mathieu s’est noyée dans la mélodie. La paix est revenue.

Lucie n’aime pas les mots, elle ne s’exprime que par ces phrases que son instrument égrène. Mathieu n’a pas compris, il l’a invectivée avec violence. Il a hurlé sa rage, sa haine du silence, sa quête de verbe.

Dans le calme de son appartement, Lucie esquisse un sourire et se remet à jouer. A quoi bon se servir des mots, si c’est pour en faire un si piètre usage ?

 

 

 

Toutes deux sont tirées du très beau recueil à trois mains écrit par

Désirée Boillot,

 Alain Emery,

 Annie Mullenbach

 Au-delà des dunes... aux éditions Nouvelles Paroles www.editionsnouvellesparoles.com

 

Par Parisianne - Publié dans : Textes - Communauté : Doux rêveurs de Quichottinie
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 20:40

 Le thème des Impromptus littéraires de la semaine dernière était "Mon stylo n'en fait qu'à sa tête". J'avais l'intention de participer mais par manque de temps je n'ai pas pu. Pourtant, dans mon cahier, mon stylo s'est livré à un petit exercice que je vous livre, juste pour le plaisir de jouer !

Divers 7392

 

Mon stylo n'en fait qu'à sa tête,

Il court, il court après les lettres,

Saute dans les flaques

Et fait des vagues,

M'emmène à droite,

Se sauve à gauche,

Noircit des pages

Et me débauche.

 

C'est lui qui impose à ma main

Des exercices sans lendemains.
Mais je lui fais la part belle

Lorsque j'écris une nouvelle

Et quand j'y mets le point final

Je sais qu'il n'a pas eu de mal

A gambader sur le papier

Heureux de devancer le clavier !

 

Mon stylo n'en fait qu'à sa tête,

Il court, il court après les lettres

Et pour m'aider à les saisir,

Crisse et galope avec plaisir.

Depuis le temps qu'il m'accompagne

Nous avons gravi des montagnes...

 

Par Parisianne - Publié dans : Textes - Communauté : CROQUEURS DE MOTS
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Mardi 21 février 2012 2 21 /02 /Fév /2012 22:02

Pour Amaryllis et sa communauté Têtes et visages sculptés, ce détail d'une façade du VIIe arrondissement de Paris.

 

 

212 01 10 (158)

 

Par Parisianne - Publié dans : Têtes et visages sculptés - Communauté : Têtes et visages sculptés
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