Jeudi 21 janvier 2010 4 21 /01 /Jan /2010 19:22
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Par Parisianne - Publié dans : Paris
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Lundi 11 janvier 2010 1 11 /01 /Jan /2010 15:39


DSCF7141J'ai pris le départ d'un jeu d'écriture de MDA, et sur la ligne d'arrivée... je suis presque dernière pour cette rencontre sportive ! Mais je la partage tout de même avec vous, just for fun !

Et voilà, c’est toujours la même chose. Noël est là et je n’ai encore pas eu le temps de m’occuper des cadeaux, je vais donc comme chaque année entamer ma course d’obstacles dans la foule, à croire que tous ont comme moi attendu la dernière minute pour faire leurs achats. En plus, je n’ai aucune idée, il y a trop de choix, regardez moi ça, comment voulez-vous que les enfants apprécient tous ces jouets offerts le même jour. L’an dernier chez mon frère, après avoir ouvert leurs paquets, les trois petits ont passé la journée à jouer avec les emballages, ils s’étaient fait une maison en carton que nous avons tous eu l’obligation de visiter sous peine de colère collective. Je vous laisse le soin d’imaginer les grands-mères à quatre pattes plongeant dans la pile de cartons, et ressortir aussi rouge qu’après un record d’apnée. Mais, comme il ne faut jamais contrarier ces petits chérubins, cela risquerait de mettre une ombre sur leur avenir, tout le monde s’est plié −dans tous les sens du terme− à cette mascarade ridicule, et je peux vous assurer qu’il aurait été aussi vain de tenter d’échapper à ma belle sœur qu’à un contrôle anti-dopage à l’issue d’une épreuve sportive.

Revenons à nos moutons, ces digressions ne suffisent pas à me faire oublier que Panurge a, sans le savoir, lancé une mode, nous voici par centaines à prendre le départ de cette course contre la montre. Emportée par la foule, qui me traîne, qui m’entraîne. Qui m’écrase ? Mais je rêve, que fait là ce père Noël ventru qui souffle comme un bœuf et me prend pour un âne en tentant de me faire croire que sa main baladeuse était le simple fait de notre rencontre dans ces arènes du consommateur. Un coup d’épaule et… je n’ai même pas gagné un mètre, tout juste évité la pimbêche qui me fusille du regard convaincue que je brigue la première place. Je commence à sentir la fatigue. Quelle idée aussi de faire ses courses à pied, chaussée d’escarpins aux talons en pointe de javelot sans pour autant oser les planter dans ceux qui n’hésitent pas à me piétiner. Les divers cadeaux trouvés tant bien que mal pèsent déjà leur poids au bout de mon bras et je n’ai pas encore rempli mon contrat.

La compétition est rude quand il s’agit d’attraper la dernière pièce disponible du polo branché commandé par un neveu. Il faut sans hésiter se jeter dans la mêlée et piquer un cent mètres pour transformer ce coup d’essai en coup de maître et repartir, sans blessure, le paquet sous le bras. La ligne d’arrivée se profile, heureusement matérialisée par de grandes pancartes « CAISSE ». La rencontre avec la foule touche à sa fin, j’en ressors comme chaque fois épuisée et je sais en plus que ce soir, au dîner, ma famille tout entière me dira avec beaucoup d’insistance :

« Tu devrais te remettre au sport, c’est le meilleur moyen de faire des rencontres, tu ne vas pas rester célibataire toute ta vie »…

Par Parisianne - Publié dans : Textes
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 20:30


2010 01 01 Touquet -208-

Le murmure de nos lettres s’est bien vite arrêté.

Sans réponse de ta part j’ai choisi le silence mais dans un cahier noir je t’ai écrit quand même, te confiant mes chagrins et mes tendres regrets.

La vie s’est écoulée et je me suis mariée. Des enfants m’ont permis de tourner d’autres pages, l’un d’eux porte ton nom, comme un dernier message.

Parfois dans le village des nouvelles arrivaient, pleines de saveurs lointaines et de lointains rivages. Tels des cailloux blancs semés au gré des vents, tes fuites en avant m’apparaissaient en songe, et je fermais les yeux sur mes premiers émois dont sur le quai d’une gare l’amarre s'était rompue.

Les années ont passé et tu es reparu. Ton regard s’est éteint sur notre adolescence, il a pris de ces teintes qu’ont les yeux voyageurs quand ils se sont usés aux courses des nuages.

Je t’ai croisé parfois, mais tu ne m’as pas vue. C’est vrai que les années dans ma chevelure sombre ont déposé autant de longs fils d’argent que ton départ subit avait, en d’autres temps, fait couler sur mes joues des larmes d’amertume.

N’aie donc pas de remords, je suis heureuse, crois moi, de porter en mon cœur de si doux souvenirs.

Et si dans une gare deux enfants se murmurent des promesses de revoir en se tenant la main, je ressens le frisson de ce dernier regard, que mes yeux pleins de larmes ont gardé tout ce temps, lové au plus profond de mon âme enfantine.

 

Au soir de ma vie, je pense à ce jour là, quand sur un quai désert j’ai regardé partir mon tout premier amour, et murmuré au vent ma détresse de maman.

Un secret bien gardé, ce petit être né de t’avoir trop aimé.

Par Parisianne - Publié dans : Textes
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Lundi 4 janvier 2010 1 04 /01 /Jan /2010 10:26
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Larmes musicales

 

Les mains posées sur les genoux, Jean attend. L’ombre qui s’étend devant lui l’écrase de sa masse muette. Son regard ne peut se détacher du recueil posé sur le pupitre comme une fenêtre ouverte dont les rideaux ne frémissent plus sous le souffle de leur passion commune.

La page a été tournée dans une dernière expiration, faisant place au silence que Jean a cru définitif. L’appel de la musique a pourtant été plus fort. Devant le piano muet, il sait maintenant que ses mains vont revenir caresser les touches jusqu’à les faire pleurer puis rire. Lucie ne tournera plus les pages et sa voix chaude ne viendra plus se fondre sur la mélodie, mais chaque son évoquera sa présence.

Jean frôle le froid clavier. Quelques notes tombent, lourdes comme les larmes qui roulent et se fraient un chemin dans les sillons de son visage jusqu’à ses lèvres, pincées sur sa douleur. Doucement, la Sonate au clair de lune, pure, mélancolique, jaillit pour éclairer sa nuit.

Personne ne tourne les pages, son âme fait corps avec la complainte alors que peu à peu la musique s’éveille pour emplir la pièce de notes lumineuses.

La page se tourne sur une nouvelle partition, la vie reprend son rythme.

Par Parisianne - Publié dans : Textes
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Vendredi 1 janvier 2010 5 01 /01 /Jan /2010 13:18

Je vous souhaite une très bonne et heureuse année 2010
Une année de bonheur,
de santé et de sérénité pour vous et vos proches

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Par Parisianne - Publié dans : Découverte
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